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PROPOSITIONS DE SORTIE DE CRISE par S.A ALLILOU.

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mardi, 26 mars 2019 13:21

RESUME ARTICLE : PROPOSITIONS DE SORTIE DE CRISE.

Cet article a pour objectif d’engager une réflexion pour le compte de la Moubadara face à la situation nouvelle engendrée par les manifestations populaires intensives. Il tente de saisir cette situation inédite et inattendue, dans toute son ampleur, qui va bousculer, à travers son saut qualitatif, toute notre conception d’avancer présentement vers la démocratie et le progrès social. Il nous amène même à nous poser des questions, tout en maintenant nos fondamentaux, sur l’avancée dans le processus révolutionnaire. Il s’agit dès lors, et à ce stade, de se poser la question de savoir comment renforcer et consolider ce mouvement qui est appelé à se pérenniser, face à l’endurance du pouvoir en place qui est près à utiliser tous les artifices et les talaoubets pour tenter de se maintenir. Aussi, faut-il, avec les autres forces politiques, acquises au mouvement dès ses débuts, renforcer et consolider cette immense capacité vers des changements prometteurs, partant des propres revendications du mouvement.
La question centrale que pose dès maintenant ce mouvement est comment prendre en compte l’exigence prima de démocratie et comment rendre ce concept plus concret et l’insérer dans la voie de justice sociale pour que cette exigence finisse par sortir des arcanes démagogiques. Aussi, il n’y aura pas de respect de la démocratie si les tenants du capitalisme s’emparent du pouvoir, ou même d’autres forces se réclamant du nationalisme de façade, voire de l’islamisme…. Pour que celle-ci ne soit pas vouer et condamner à sa forme abstraite, il faudra lutter pour son application intégrale et, en même temps, lui donner un contenu politique, économique et social en ramassant toutes les revendications exprimées par les masses populaires qui, elles, ne se limitent pas, bien sûr au seul aspect politique.
Cet article tente aussi d’avancer vers la nécessaire structuration du mouvement partant de la base, du local, au régional puis national à travers des Comités Populaires. Ces derniers seront chargés de recueillir – sous une forme à déterminer – l’ensemble des propositions immédiates et futures, dans les domaines politique, économique et social. Ces recueils demanderaient à être synthétisés à tous les niveaux géographiques pour en faire une plateforme à avancer au futur Gouvernement issu de la sanction populaire. Etant donné l’inexistence ou la faiblesse de la représentativité politique et sociale des Partis et Organisations de masses, ces Comités populaires pourront suppléer momentanément cette faiblesse, le temps de leur mission de recueil et de synthétisation.
Dans l’immédiat, l’ensemble des forces qui ont été, dès le départ, sensibles au mouvement populaire et au changement, doivent engager des pourparlers en vue de rédiger une plateforme scellant les principes de démocratie et de libertés ainsi que l’ouverture du champs politique à toutes les forces sans exclusive. Par ce biais, le rapprochement des forces pourra s’effectuer.
Le souci aujourd’hui est de ne pas laisser l’initiative au seul pouvoir qui veut se maintenir contre vents et marrées. L’initiative doit revenir au peuple.
Cette note mérite bien évidemment, avis et critiques pour son enrichissement ou l’éclairage par d’autres avis ou pistes. Toujours est-il soyons vigilants et réactifs à la fois.
S.A ALLILOU.

PROPOSITIONS DE SORTIE DE CRISE.

Face à la turbulence de la situation politique du pays, il s’agit de savoir se situer et progresser vers une démarche constructive pour aider le mouvement populaire à résister, à se consolider et à aller de l’avant.
Il s’agit en premier lieu de saisir et de comprendre en même temps que la 1ère revendication des manifestants centrale réside dans le besoin de démocratie. En 2ème lieu, le rejet de l’esprit régnant jusqu’ici : celui autoritariste du pouvoir, sacralisé comme une institution de domination et de gestion, de nomination, de décision, bref de fonctionnement. La mise en avant de ces deux revendications aura nécessairement pour corollaire la nécessité de changement primordial des institutions par de nouvelles règles de direction, de gestion et de fonctionnement, bref une alternative de changement de politique et des équipes dirigeantes tant au niveau locale que régional et national.
La lutte pour la démocratie pour laquelle nos anciens camarades ont combattu durant l’ère coloniale et celle post indépendance, exigeait la reconnaissance de l’expression ouvrière mais aussi celle de la diversité politique et sociale. Face à la persistance séculaire du pouvoir et le maintien sous son unique domination de la PROPRIETE SOCIALE que sont les biens physiques sociaux, la gestion des corps constitués canalisés vers l’oppression et la répression des mouvements sociaux, la domination dans l’affectation des budgets transformés en rente, la gestion par cooptation aux postes de direction (y compris aux postes censés être du ressort législatif) … a fini par ériger en force les revendications primordiales citées plus haut. En effet le pouvoir a fini par s’empêtrer dans ses propres contradictions et dans l’évolution nocives de son double langage contradictoire entre son discours populiste et nationaliste, la nécessité de vouloir bien faire auprès de l’opinion publique, mais en réalité, permettre l’accaparement par le sérail et de ses proches ( qui en constituent la base, porteuse en retour de ce pouvoir) l’accaparement des biens sociaux et des finances publiques à travers la domination et l’exclusion de toute la société entière en s’accaparant des postes de « gestion » et de décision, en érigeant l’incompétence comme critère de choix des cadres, la corruption et la concussion comme monnaie de relation et d’échange.
Le problème qui se pose pour nous est de se positionner par rapport à la situation présente. Il s’agit, en premier lieu, de distinguer la position tactique et celle stratégique. Celle tactique est évidemment celle qui permet à notre propre formation d’évoluer positivement et de faire progresser démocratiquement le mouvement social actuel vers des perspectives et une dynamique en perpétuel mouvement.
En 2ème lieu, sur le plan stratégique, s’il n’y a rien à dire sur l’horizon du socialisme qu’il faudra, le moment venu, ajuster théoriquement partant d’une critique objective des expériences passées et présentes du socialisme, de la situation concrète, accompagné et avec la base sociale porteuse des changements de fond. Par contre, à notre avis, il s’agit, pour l’instant, de donner un sens aux luttes sociales présentes qui sont au stade de germination et de révolte, tant les conditions objectives révolutionnaires ne sont pas réunies, contrairement à ce qui est avancé par certains avis.
Aussi, et présentement, il s’agit de donner une assise permettant la continuité du mouvement populaire, en avançant des perspectives de maintien, de développement, de recherche d’efficacité des résultats.
1 - Dès lors, il s’agit de maintenir le mouvement en position d’offensive par le maintien des revendications dans leur globalité, de ne pas laisser l’initiative au pouvoir, ou en tout cas de ne pas accepter les propositions qui n’émanent que de sa seule initiative.
2 – De faire avancer l’idée de rassemblement de lutte pour la démocratie et la liberté d’expression avec toute les forces et individus qu’elles qu’ils soient et où ils se trouvent. De faire progresser cette idée auprès des différents cercles, partis politiques, associations … De convenir, le plus rapidement possible, à un rapprochement sur la base d’une 1ère plateforme à rédiger avec les premiers intéressés (formations, partis associations, individus et personnalités, groupements professionnels). Ce premier combat contre l’autoritarisme et l’exclusivisme est un élément fondateur et fédérateur des luttes politiques présentes et à venir.

3 - Ce rassemblement qui sans aucun doute, deviendrait une force de propositions et d’actions pour peu qu’il serait appelé à être renforcé par des compétences, va devoir ériger un programme de démocratisation de la vie politique, d’avancer une réforme des institutions tels que la Constitution, l’APN, le Sénat, l’organisation et la gestion des joutes électorales qu’il s’agit de ne pas les laisser dans les mains de l’unique administration, d’ériger les libertés syndicales, des partis politiques , des associations, des institutions nationales tels que le Sénat, l’A.N, le Conseil Constitutionnel, les APC, les APW... De consacrer le principe de séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif …
4 - Ce rassemblement ou alliance de circonstance pourra par la suite donner lieu à un programme plus étendu qui porterait sur les aspects de droits sociaux des travailleurs, des droits politiques, de développement économique, de création d’emploi, de mise à niveau des structures sanitaires et de l’Education tant en moyens humains que financiers …. Pour les problèmes de moyens financiers, il faudra compter sur les recettes disponibles et à venir, mais aussi sur l’économie à prélever sur les dépenses somptueuses et de prestige, sur les économies des trains de vie de l’Etat ainsi que sur les dépenses inutiles, des faux emplois …
5 - Bien évidemment, cette alliance n’est que circonstanciée à travers ses objectifs et programmes immédiats. Notre propre formation aura à initier son propre programme stratégique et aussi tactique, pour ne pas tomber dans les travers de la sociale démocratie, de se suffire de bonnes intentions et de l’unique défense de droits qui ne peuvent réellement être assurés que grâce à une étape qualitativement meilleure d’avancée vers le socialisme réel.
Aussi l’alliance d’aujourd’hui sera certainement différente de celle de demain. Il faudra s’entendre sur une plateforme, d’éviter des idées irréalistes et irréalisables, d’avancer vers une dynamique en mouvement permettant d’aller dans le sens d’une voie constructive. Il faudra éviter de se focaliser sur la seule nécessité du changement présidentiel. Là n’est pas le grand souci, aujourd’hui, car, comme l’exigent les manifestants, « NOUS VOULONS UN CHANGEMENT DE SYSTEME ! ».
A travers le dernier appel du Président, le pouvoir tente de gagner du temps pour un éventuel apaisement, mais surtout de reprendre l’initiative politique. Ce pouvoir a sans aucun doute, donné des garanties d’évolution du système libéral tant attendu par les forces impérialistes. Celles-ci préfèrent l’expectative tant que cette évolution leur serait favorable, par le maintien du pouvoir en place. Rappelons- nous, récemment, la réaction rapide et négative de la France après moins d’une heure de la déclaration des élections présidentielle au Congo, de la fermeture des frontière Shenghen à tous les Congolais, une semaine après, du refus de visa au Président de la Commission électorale congolaise par Trump en personne, après l’élection de Tishekedi. Rappelons-nous aussi de la position de la France envers le Venezuela et celle envers l’Algérie …
Le pouvoir tente de garder l’initiative politique en avançant non pas des propositions mais des actions, en trompe l’œil, de convocation d’une Conférence Nationale ainsi que la constitution d’un gouvernement national. Il tente par là de maintenir sa suprématie, son maintien et sa perpétuation. Pour revenir à cette alliance, cette initiative permettra la continuité de l’offensive des masses populaires à travers des propositions concrètes. Ces dernières doivent être suivies en continu par des actions de luttes et de mobilisation pour les faire aboutir, que l’alliance initiera.
5 – Le maintien pour un temps de ce pouvoir ne pourra être admis que s’il rentre dans une phase d’acceptation du principe de l’alternance et du principe de rapprochement constructive avec les masses populaires, à travers leurs représentants ainsi que l’acceptation de démarches en vue de négociations sur le déroulement et la gestion de la transition, jusqu’à la passation de pouvoirs.
Nous savons tous que le pouvoir, fort de ses soutiens et alliances extérieurs, ne cèdera pas de si tôt. Possédant des capacités de résilience et, par machiavélisme, il sera prêt à utiliser la force, et d’actionner intensivement ses Baltaguia, les prisonniers étrangement libérés avec missions précises et des cercles qui lui restent fidèles, notamment aux premiers faux pas des manifestants, impatients et devenant agacés par son refus d’ouverture. L’encouragement des masses, l’appel à la patience et la vigilance doivent être, plus que jamais de mise.
6 – La structuration du mouvement populaire devient une nécessité pour peu qu’il soit admis par les manifestants eux-mêmes. Celle-ci permettra d’avancer vers une voie constructive de propositions et d’actions permettant d’ouvrir des perspectives de sortie du mouvement. Elle permettra de dégager des représentants à différentes échelles géographiques, et notamment locale, régionale et nationale.
Ainsi, les représentants du peuple pourraient être élus ou désignés par la base, à travers des Comités Populaires de localités, des régions, des wilayas et national. Ils seront chargés de synthétiser et de présenter les différentes propositions de changements politiques et des conditions de vie etr de travail, émanant de la base au futur Gouvernement issu des changements. Ces Comités pourraient être par la suite chargés du suivie et du contrôle des élections locales, wilayales, législatives et celles présidentiels, et veiller au déroulement du processus de changement et de renouvellement à tous les niveaux. La synthétisation nationale devra prendre en compte l’ensemble des propositions avancées par les partis, les syndicats, les associations, les groupements professionnels…
Par souci d’efficacité, il ne s’agit plus de se limiter à des déclarations de bonnes intentions, mais bien d’aller vers des propositions concrètes permettant d’évoluer, de maintenir et de consolider la présente mobilisation, de lui donner un essor et créer par une dynamique en constante mouvement, un avenir meilleur dépassant l’immobilisme actuel sur le plan politique, économique et social.
Maintenant, la lutte pour la concrétisation la plus complète de la démocratie ne pourrait se limiter bien sûr, à son côté abstrait de déroulement des joutes électorales et à la liberté d’expression, connaissant parfaitement, comme nous le sommes, l’influence nocive et permanente de la presse et par ses détenteurs friqués, celle-ci a le devoir de marteler les idées libérales de démocratie et de liberté d’expression pour des buts bien avoués. Cela n’empêche que, pour un départ, la lutte pour la démocratie aussi abstraite soit-elle, peut constituer la base minima des règles de fonctionnement et de direction du pays, pour peu qu’elles ne soient subtilisées par la nouvelle bourgeoisie pour accroître son ascension, une base minima face au système antidémocratique et autoritariste en place. Une base minima aussi pour permettre à notre formation de se régénérer et de développer ses actions aussi normalement que possible…
Dans la lutte notamment idéologique nous devrons maintenir notre lutte prima de démocratie réelle afin de faire évoluer positivement les consciences. Dans l’immédiat, il faudra se mettre à l’écoute des revendications des masses populaires, de faire alliance avec l’ensemble des mouvements qui luttent pour cet objectif. A contrario, et par bonne conscience, on pourra s’inscrire dans l’attente en revendiquant exclusivement la démocratie réelle, chose inappropriée pour le moment.
Sur un autre volet, il faut observer qu’actuellement il y a une nette confusion entretenue entre : liberté d’expression d’un côté et le libéralisme de l’autre. L’idée quasi exclusive et seul viable en tant que système est très répandue. La théorie de convergence s’est étalée dans le monde. L’étendue de la propagande anti socialiste et anti communiste est démesurée au point où les esprits sont acquis à l’unicité du seul système viable, à savoir celui capitaliste, et ce, malgré sa situation sans issue de crise continue et toutes la somme de critiques et même de rejet faites à son égard.
Il y a, par conséquent, tout un travail de fond à expliquer et à développer pour reconquérir les esprits, les opinions et même des consciences notamment auprès de la classe ouvrière, de la paysannerie pauvre et des couches moyennes. Ce travail de fond est dans immédiat impossible, mais peut être mené progressivement surtout que nous possédons des atouts mûris par une certaine expérience de développement, de collectivisation des terres et une mémoire pouvant les valoriser et nous permettre d’envisager des projections sur le futur plus réaliste. L’ouverture du jeu politique à l’aide de la démocratie permettra de mener plus aisément ce travail
Aussi faudrait-il avancer, dans une 1ère étape, en s’impliquant dans les débats et dans les luttes immédiates pour la démocratie et la liberté d’expression, le droit de grève, le droit de manifester les libertés d’associations les libertés syndicales. Le combat pour la démocratie réelle, révolutionnaire, continuera, bien évidemment. Il sera envisagé dans le développement des luttes futures, à travers les revendications sociales, des droits sociaux, de l’emploi, de logements sociaux, le choix d’un système sanitaire à la hauteur des attentes, de pouvoir d’achat, des salaires, des conditions de travail … que le mouvement communiste et d’autres formations sensibles à ces questions devront mener et les impulser sur le plan syndical aussi social et politique.
L’expression de ces droits sociaux et politiques pourra créer la distance avec les effets du système libéral qu’il ne peut l’assurer. Cette expression est le but d’un système social et politique fiable qu’il doit la satisfaire et non pas la relayer à l’attente des effets et retombées d’ailleurs hypothétiques comme dans le système capitaliste, qui lui, est fondamentalement tourné de façon systématique vers la recherche de la rentabilité et du profit exclusivement.
Si nous tombons d’accord sur cette démarche, bien ouverte aux critiques et, après discussion, il faudra la proposer à l’ensemble des camarades pour enrichissement et critiques. Ensuite en faire une large diffusion et entamer des contacts avec les différentes autres formations, personnalités, individus et engager une action de persuasion avant tout. Nous n’avons pas le droit de nous inscrire dans l’expectative tellement les attentes populaires sont si grande. Nous ne pouvons pas, non plus, nous inscrire dans une démarche réprouvant uniquement les avancées du pouvoir et se retrancher dans le ni-ni. Il faut aller de l’avant. Devant le vide d’organisation populaire, l’absence de notre expression politique s’avère très dommageable au pays ainsi qu’aux masses populaires.

S.A ALLILOU.


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