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Discours et réalité économique

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lundi, 25 février 2013 19:30

Discours et réalité économique

par Ahmed Halfaoui·

Le discours martelé à l’infini contre le secteur public avait contribué à faire admettre l’idée que l’Etat ne devait plus s’occuper d’économie. Ce secteur serait rentier, par excellence, selon une propagande pernicieuse à laquelle les arguments n’ont pas manqué. L’industrialisation algérienne n’aurait été qu’un gigantesque gaspillage de ressources, qui a produit un « tas de ferraille ». Les causes invoquées vont de l’incapacité congénitale des Algériens à gérer par eux-mêmes des modules complexes, à l’incompatibilité de la notion de rentabilité avec la propriété publique, du fait du peu d’intérêt qu’auraient des dirigeants salariés à préserver et à développer les entreprises qui ne leur appartiennent pas et dont le propriétaire (l’Etat) n’a pas la rigueur du privé. Ce point de vue semble imparable dans l’absolu. Dans la vie réelle, le privé ne se préoccupe pas de planification, ni des équilibres de l’économie nationale. Il fera tout ce qui est en son pouvoir pour réaliser les bénéfices escomptés. Ajoutons que, dans le cas contraire, il baissera les rideaux sans sourciller et sans états d’âme. Une quinzaine d’années ont suffi pour juger de la faillite des plans de développement industriel, dans une Algérie qui sortait du néant colonial et où la ruralité, l’analphabétisme et le sous-développement multidimensionnel étaient des réalités qu’il fallait combattre. En ces moments et jusqu’aux moments présents la bourgeoisie nationale n’a pas démontré grand-chose dans ce domaine. Sauf à solliciter l’Etat et à prospérer à son ombre. En ces moments l’Etat lui avait laissé la plus grande opportunité de naître et de s’affermir, en aval et en amont des « industries industrialisantes ». Cerise sur le gâteau, le marché national était hermétiquement fermé à la concurrence des produits locaux, quitte à laisser enfler la grogne contre les pénuries de toutes sortes. Les autorités de l’époque croyaient sincèrement que le capitalisme national serait aussi opportuniste que ses modèles occidentaux. A ce titre, il y a un exemple saugrenu : l’Algérie a été pour des années le seul pays au monde où les cacahuètes sont devenues un luxe rare, dans l’espoir bien sûr de voir l’argent investir ce créneau. Il n’en fut rien ou très marginalement. L’Etat a fini par se retirer. Pourtant, même le capital étranger fait la moue et ne se présente que pour les occasions juteuses et à ses conditions. Lui aussi ne réagit pas comme on pourrait le croire. A titre d’illustration la demande algérienne en acier est au plus haut mais Arcelor Mittal, qui aurait dû s’en féliciter, semble ne pas du tout enthousiasmé par la situation. Comble du culot, lorsque l’Etat algérien veut, pour une rare fois, anticiper les conséquences d’une défection du baron mondial de la sidérurgie, il y a les indécrottables adversaires de l’investissement public, des plumes bien de chez nous, qui pointent du nez, se portant à son secours. Des articles assassins sont publiés contre la société étatique Sider, truffés de sarcasmes à l’égard des travailleurs et de leur syndicat. Les mêmes écriront des lignes indignées sur les droits de l’homme et autres libertés démocratiques. Ne cherchons pas de contradiction, il n’y en a pas. Il y accord entre les deux attitudes. Pour eux il s’agit de la « démocratie de marché » et des droits de propriété. Pour les travailleurs il s’agit de vie tout court et ils ne comprendront pas pourquoi tant d’argent a été dépensé à nourrir la spéculation et à grossir des fortunes parasitaires, au lieu de redresser le tissu industriel existant et l’agriculture et d’impulser un développement économique au service des populations. Ce qui peut se dire devant la dure réalité produite par l’obéissance à la religion du tout libéral.

Ahmed Halfaoui


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